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La vidéo a été intégrée dans la plupart des sports professionnels ces dernières années. Le soccer n’a certainement pas échappé à la règle. Instaurée en MLS depuis le mois d’août 2017 et durant la coupe du monde 2018, la vidéo a aussi fait son apparition au sein de plusieurs ligues huppées (Bundesliga en Allemagne, Serie A en Italie…) alors que d’autres suivront le pas au cours de la prochaine saison (Eredivisie aux Pays-Bas, La Liga en Espagne, Ligue 1 en France…). Le débat fait rage dans l’univers du ballon rond entre les puristes et les évolutionnistes, la VAR (de l’anglais Video Assistant Referee ou Assistance Vidéo à l’Arbitrage en français) a-t-elle un avenir plus rose?

Définition de la VAR en 2018 :

La VAR peut être utilisée dans quatre situations distinctes :

  • Valider ou refuser un but
  • Accorder ou annuler un penalty
  • Attribuer un carton rouge direct ou l’annuler
  • Vérifier l’identité d’un joueur sanctionné

La révision des séquences vidéo peut être demandée par l’arbitre central ou être effectuée à l’initiative des arbitres assistants vidéo. Dans le cas échéant, ceux-ci se doivent de contacter l’arbitre central qui détient le pouvoir décisionnel après avoir lui-même revu la séquence.
Afin de renverser la décision initiale de l’arbitre central, la séquence vidéo doit démontrer une erreur de jugement claire et évidente.  

Premières impressions :

Censée éradiquer l’erreur humaine du soccer et les comportements antisportifs, la VAR suscite plusieurs préoccupations et certaines interrogations.

  • Nuit à la fluidité de la rencontre
  • Minutes additionnelles supplémentaires
  • Décision prise par l’arbitre central de ne pas revoir une situation litigieuse
  • Mauvais jugement de l’arbitre malgré l’utilisation de la VAR

 

Ma VAR 2.0 :

Le soccer déchaîne les passions. Les discussions autour des décisions arbitrales feront toujours partie du quotidien des supporters et des journalistes. Pour autant, je me permets de proposer une solution toute simple; pourquoi ne pas adopter une politique semblable à ce qui se fait au tennis? Je m’explique. Tout en gardant les quatre situations éligibles à l’utilisation de la VAR, chaque staff technique aura le droit de demander une révision vidéo d’une séquence de jeu par mi-temps ainsi qu’une autre en cas de prolongations. La décision finale sera toujours prise par l’arbitre central. Ce dispositif offrira plusieurs avantages :

  • Une complexité stratégique supplémentaire pour le staff technique
  • Une responsabilité partagée entre le staff technique et le corps arbitral
  • Une diminution des plaintes envers le corps arbitral
  • Limiter le nombre de révisions vidéo

 

La VAR n’en est qu’à ses débuts et verra certainement plusieurs modifications au fil des ans. Bien qu’elle présente certains défauts, mon idée ne règle pas tous les problèmes mentionnés plus haut mais mérite (selon moi) d’être considérée par la FIFA.

 

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