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Après une saison 2017 record, les Reds ont lourdement chuté en 2018. Saluée par tous les observateurs et considérée comme une des meilleures équipes de l’histoire de la MLS, la troupe de Greg Vanney ne fera pas les séries éliminatoires cette année. L’entraineur américain, lauréat du titre de meilleur entraineur de la ligue l’année passée, a tout tenté afin de redresser le club; en vain. Quelles sont les raisons de ce déclin? Qui est à blâmer pour cet échec historique? Retour sur la saison catastrophique de Toronto.

Le recrutement:

Le départ de plusieurs joueurs importants (Cheyrou, Cooper, Hasler, Edwards et Beitashour) dans la rotation de l’effectif en 2017 a clairement eu un impact important sur la saison des Reds. Ces seconds couteaux ont eu un rôle important au sein de l’effectif 2017 et leurs remplaçants ont déçu:
Recruté pour remplacer Steven Beitashour au poste de latéral droit, Gregory van der Wiel était supposé être le gros coup du club de la ville reine. L’international néerlandais a évolué à quatre postes différents durant la saison sans vraiment donner entière satisfaction malgré quelques passes décisives (0 buts, 4 passes décisives).
Ager Aketxe est arrivé à Toronto en espérant faire aussi bien que son compatriote Victor Vazquez. Contrairement à ce dernier, le basque n’a jamais pu s’imposer malgré quelques titularisations en début de saison (8 fois titulaire en 14 matchs, 0 but, 1 passes décisives). L’adaptation de l’espagnol ne s’est pas passé comme prévu et Aketxe est retourné en prêt en Espagne lors du mercato estival.
L’international espoir brésilien Auro n’a pas déçu cette année sans vraiment exploser non plus. Aligné assez souvent en tant que latéral droit par son entraineur (26 matchs, 0 but, 4 passes décisives), Auro a montré que le club pouvait compter sur lui dans les saisons qui viennent.
Le jeune argentin Lucas Janson est arrivé tard au club en provenance du club des Tigres au Mexique (8 août 2018). Malgré des prestations encourageantes, il n’a pas pu redresser le jeu de son club et leur ramener assez de points pour se qualifier aux séries (9 matchs, 3 buts, 2 passes décisives).
La cellule de recrutement torontoise a eu l’air de recruter par tâtonnement. À part Aketxe, deux autres joueurs (Taintor et Miño) ont été recrutés avant d’être libérés quelques mois plus tard avant que Toronto ne se décide à resigner le vétéran Jason Hernandez laissé libre par le club en fin de saison passée.

Les blessures :      

Le club n’a pas été épargné par les blessures cette année. Le secteur défensif a été celui qui a été le plus souvent touché. À tour de rôle et parfois en même temps, Moor, Zavaleta, Hagglund, Auro, Mavinga, Morrow et Morgan ont tous subi des blessures et ont dû rater quelques matchs. Sachant que le secteur défensif a besoin de rester inchangé afin de créer des automatismes, Toronto ne pouvait faire mieux compte tenu de la situation des blessés.
Ce n’est pas tout! Toronto a dû jouer à plusieurs reprises sans trois de ses meilleurs joueurs! Altidore, Giovinco et Vazquez ont eux aussi eu leur lot de blessures ce qui a fini par achever le club.

La gestion de l’effectif et le système tactique:

Greg Vanney ne peut pas échapper aux critiques. Malgré le nombre important de blessures durant la saison, l’entraineur américain n’a pas fait les bons choix cette saison :
– Vanney et son staff (et sa direction?) ont choisi de tout miser sur la Ligue des Champions de la CONCACAF en début de saison. L’entraineur américain a aligné une équipe B en MLS afin de privilégier la compétition continentale pour ainsi devenir le premier club de la MLS à remporter ce titre. Toronto a failli réussir son coup mais n’a pas pu vaincre le Chivas de Guadalajara. Revenu les mains vides de son parcours continental, Toronto ‘commençait’ sa saison MLS avec une fiche de 1V-0N-4D et la suite des choses a été tout aussi médiocre avec une fiche en date d’aujourd’hui de 9V-6N-16D.
– Le staff technique n’a jamais su trouver la meilleure disposition tactique cette année. Toronto a utilisé huit schémas tactiques différents (détails au bas de la page*)! Si certains changements tactiques sont négligeables et n’ont pas de réel impact sur l’équilibre tactique (4-4-2 pour un 4-4-1-1), les joueurs semblaient perdus et n’ont jamais pu se familiariser à un rôle clairement défini.

Quid de 2019?

Le seul point positif en 2018 reste la victoire de Toronto lors de la onzième édition du championnat canadien (Coupe des Voyageurs). La septième victoire du club dans cette compétition lui donne la chance de participer à la prochaine Ligue des Champions CONCACAF. Avec quelle équipe? L’avenir de Giovinco et Altidore est de plus en plus incertain alors que les rumeurs les envoient sous d’autres cieux (Mexique? Australie? Europe?) et les vétérans Moor (34 ans) et Hernandez (35 ans) pourraient prendre leur retraite à la fin de l’année. La cellule de recrutement sera-t-elle au niveau durant la saison morte? Greg Vanney sera-t-il encore à la barre de l’équipe?
* 4-3-1-2, 5-3-2, 4-1-4-1, 4-4-2, 4-4-1-1, 4-3-3, 3-5-2 et 5-4-1.

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