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Douze clubs ont obtenu le droit de se battre pour le titre suprême du soccer nord-américain! Du 31 octobre au 8 décembre, la lutte fera rage entre les favoris pour le titre (Atlanta United, les Red Bulls de New York, les Sounders de Seattle…) et les outsiders. Dans ce genre de rencontre à haute intensité, rien n’est joué d’avance! Le tour préliminaire de ces séries 2018 nous a prouvé que le talent est loin d’être suffisant et seuls les meilleurs mentalement prévalent. Quels clubs sont déjà tombés au combat et lesquels continuent leur chemin? Mon petit récapitulatif du tour préliminaire des séries 2018 (avec les résumés de matchs en vidéo).

New York City FC 3-1 Philadelphia Union (31 octobre, Yankee Stadium à New York)

Les ‘Boys in Blue’ ont parfaitement négocié ce tour préliminaire face à l’Union de Philadelphie. Bien aidée par le magnifique but de la recrue libyenne Ismael Tajouri-Shradi à la 10ème minute de jeu, la troupe de Torrent n’a fait qu’une bouchée de l’Union grâce à l’inusable David Villa et le virevoltant Maximiliano Moralez (tous les deux buteurs). L’entraineur espagnol a remporté son deuxième duel face à Curtin en l’espace de trois jours après celle acquise sur le même score le 28 octobre pour la dernière journée de la saison régulière. Cette victoire fait du bien au moral de NYCFC qui restait sur une fiche de 2V-3N-5D depuis le 18 août. Il faudra confirmer face à l’ogre Atlanta et ça, c’est une autre paire de manches. Le tour suivant a déjà débuté et NYCFC a perdu le match aller 0-1 face Atlanta le 4 novembre.
Je vais être honnête avec vous. Je pensais franchement que l’Union avait les armes nécessaires pour s’imposer au Yankee Stadium. Adepte d’un jeu basé sur la possession du ballon avec un milieu très technique, l’Union a eu beaucoup de mal à battre les équipes qui jouaient de longs ballons dans le dos de sa défense ce qui est quasiment impossible au minuscule Yankee Stadium. J’aurai aussi aimé voir Jim Curtin aligner son équipe en 4-3-3 afin de profiter de la frilosité défensive de son adversaire (voir alignement du 21 octobre face aux Red Bulls) au lieu de son habituel 4-2-3-1 mais comme l’adage le dit si bien; ‘avec des si, on mettrait Paris en bouteille’.

DC United 2-2 (2-3p) Columbus Crew (1er novembre, Audi Field à Washington D.C.)

À un cheveu de manquer les séries éliminatoires (qualifié lors de la dernière journée), le Crew de Columbus a encore une fois surpris en s’imposant sur la pelouse de l’équipe du moment en MLS. Je dis encore une fois parce que la troupe de Berhalter avait déjà éliminé Atlanta et les Red Bulls lors des séries 2017 et continue à se faire un malin plaisir à déjouer les pronostics. Bien alignés défensivement, les coéquipiers de Federico Higuain ont exercé un pressing constant sur le porteur du ballon afin de s’imposer face au favori de ce duel. Higuain a clairement été l’homme du match en marquant les deux buts des siens tout en jouant son rôle de meneur de jeu à la perfection. L’argentin n’a pas été le seul à se distinguer du côté du Crew et a été grandement aidé par son ailier droit Pedro Santos et son latéral droit offensif Harrison Afful (passeur décisif sur le deuxième but). Le Crew a très bien entamé le 2ème tour en s’imposant 1-0 à domicile face aux Red Bulls de New York.
Tout ça pour ça! Excellent dans les derniers mois, DC United avait réussi à prendre la 3ème place de la conférence Est après avoir végété à la dernière place pendant toute la première partie de la saison. La magie des séries n’a pas été clémente avec la troupe de Ben Olsen et le manque d’efficacité du duo Rooney-Acosta durant ce match n’a surement pas aidé. Le club de la capitale américaine a été en deçà des attentes lors de ce duel mais a tout de même failli l’emporter lors de la séance des tirs aux buts. Malheureusement pour Ben Olsen et son équipe, la malédiction anglaise sur cet exercice a traversé l’océan avec l’ex-international Wayne Rooney et s’est abattue sur son club. Malgré tout, DC peut se féliciter de sa fin de saison et voit l’avenir d’un très bon œil.

FC Dallas 1-2 Portland Timbers (31 octobre, Toyota Stadium à Frisco)

Si ce match est rejoué, Dallas s’impose 35 fois sur 36. Supérieurs dans le jeu, efficaces en possession du ballon et bénéficiant de l’avantage d’un homme après l’expulsion du défenseur de Portland à la 58ème minute, les Toros ont manqué de réussite (transversale de Barrios à la 26ème minute) et de qualité de finition durant ce match. Le constat a été le même tout au long de la saison, Dallas a grandement besoin d’un buteur afin de franchir un cap et ce ne sera malheureusement pas Dominique Badji. Le sénégalais qui a été excellent avec Colorado en début de saison n’a jamais vraiment trouvé sa place au sein de l’effectif d’Oscar Pareja. Le fantôme de Mauro Diaz, parti cette année aux Émirats Arabes Unis, est toujours bel et bien présent au Texas.
Opportunistes. Voilà le mot que je choisirais si je devais résumer en un mot le match des Timbers. Dépassés dans tous les compartiments du jeu dans ce match, les Timbers ont su faire le dos rond et défendre bec et ongles leur but durant le match. Réduits à dix après l’expulsion de Mabiala à a 58ème minute, les Timbers ont dû resserrer les rangs et ont réussi à marquer le deuxième but sur une rare contre-attaque. Moins dominant que la saison passée, le MVP de la saison 2017 Diego Valeri a sorti le grand jeu en marquant les deux buts de son club. Opposé à son grand rival Seattle au tour suivant, les Timbers ont remporté le match aller à domicile sur le score de 2-1. Stop ou encore pour les Timbers?

Los Angeles FC 2-3 Real Salt Lake (1er novembre, Banc of California Stadium à Los Angeles)         

Le rêve de Bob Bradley a pris fin le 1er novembre. L’entraineur américain est le seul entraineur à avoir mené une franchise d’expansion au titre suprême dans l’histoire de la ligue (Chicago Fire en 1998) mais ne pourra pas faire de même avec LAFC. Impressionnant offensivement, LAFC a eu beaucoup de mal à trouver une efficacité optimale dans le secteur défensif. L’absence de Kaye au milieu est un handicap réel qui s’est fait ressentir à nouveau durant le match. Sur les trois buts encaissés par LAFC, j’ai remarqué que les milieux de terrain étaient très loin de l’action ou complètement dépassés par les évènements. La charnière centrale a aussi eu beaucoup de mal; l’association entre Walker Zimmerman et Danilo Silva est de loin meilleure que celle de Zimmerman avec Ciman mais elle n’est pas encore gage de sécurité. La saison 2018 a beau avoir laissé un goût amer mais laisse entrevoir de très belles choses pour les années futures.
Le Real Salt Lake est l’équipe cendrillon de ces séries 2018! Qualifiés à la surprise générale grâce au naufrage du Galaxy de Los Angeles lors de la dernière journée de la saison régulière, les hommes de Mike Petke profitent de chaque seconde de jeu. Équipe très jeune entourée de vétérans assidus comme Rimando et Beckerman, le Real a été capable du pire comme du meilleur durant la saison régulière. Sublimés par la qualification surprise cette année, le collectif et un excellent Damir Kreilach ont offert une prestation XXL au Banc of California Stadium afin d’anéantir les espoirs des locaux. Le match s’est clairement joué au milieu de terrain et le Real a facilement remporté cette bataille en jouant en contre-attaque. Opposé au Sporting Kansas City au tour suivant, le Real a fait match nul 1-1 à domicile lors du match aller. Le conte de fée peut-il encore se poursuivre pour la troupe de Mike Petke?

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