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Coup de tonnerre au Canada! L’association canadienne de soccer ou Canada Soccer remercie l’entraineur équatorien Octavio Zambrano et le remplace par l’anglais John Herdman! Les raisons de ce congédiement restent obscures, Zambrano a pourtant bien géré l’équipe nationale durant son mandat avec un quart de finale lors de la Gold Cup 2017 et un jeu attrayant. En attendant la conférence de presse promise par l’entraineur équatorien, MLSenFolie dresse la liste herculéenne des travaux incombés à John Herdman.

Aperçu :

L’entraineur anglais n’est plus à présenter dans l’univers du soccer canadien. Herdman a guidé l’équipe nationale féminine vers deux médailles de bronze aux Jeux Olympiques (2012 et 2016) et une médaille d’or aux Jeux panaméricains (2011). Sous sa tutelle, le Canada a grimpé les échelons et fait maintenant partie des plus grandes nations du soccer féminin (5ème au classement FIFA). Herdman a réussi à créer une équipe alliant expérience (Sinclair, Tancredi, Matheson, Mcleod…) et jeunes talents (Buchanan, Fleming, Lawrence, Prince…). Pourra-t-il faire de même avec l’équipe masculine?

Les 12 travaux :

Organisation :

  1. Si Canada Soccer lui donne la chance de former son staff, il va falloir identifier les besoins de l’équipe à ce niveau. Il devra aussi s’entourer de personnes qui connaissent le soccer canadien. Des anciens joueurs de l’équipe nationale peut-être? (Bernier, De Rosario, Forrest…?)
  2. Pour se qualifier à la Coupe du Monde 2022, Herdman devra être une pièce maitresse dans l’organisation de la Première Ligue Canadienne. Son implication sera primordiale si Canada Soccer veut établir une certaine continuité au sein de son programme.
  3. Établir un réseau de recrutement efficace à l’échelle nationale. Créer des postes de recruteurs régionaux permettant d’évaluer les performances des meilleurs joueurs aux quatre coins du pays. Instaurer un système de communication efficace entre Canada Soccer et les clubs professionnels, semi-professionnels et amateurs. Un système de communication à trois niveaux : Herdman – Recruteur régional – Directeurs sportifs des clubs.
  4. Superviser personnellement les équipes espoirs canadiennes (U23 à U16). Voir l’entraineur national assister aux matchs donnera de l’espoir et de la motivation aux jeunes joueurs. Sa présence encouragera aussi ces jeunes joueurs à poursuivre une carrière professionnelle.
  5. Créer un poste de recruteur international (pourquoi pas deux?) qui aura pour seule mission de voyager afin de repérer les talents canadiens jouant à l’étranger (Petrasso, Vitoria, Aird, Arfield…).
  6. Présence obligatoire lors des gros matchs disputés par des équipes canadiennes. Finale de la Coupe MLS, finale du championnat canadien, finale de la Champions League CONCACAF (si une équipe canadienne est qualifiée)…

 

Équipe :

  1. Créer un noyau de joueurs importants au sein de l’équipe. Le succès d’une équipe passe souvent par les automatismes. Ceux-ci se développent grâce à l’enchainement des entrainements et des matchs avec les mêmes joueurs. Une bonne équipe nationale a souvent un groupe de 15 à 18 joueurs inamovibles et 5 à 8 joueurs choisis selon leurs performances du moment.
  2. Instaurer une culture tactique commune à toutes les équipes canadiennes. Ce modèle permettra une intégration plus rapide des jeunes au sein de l’équipe senior.
  3. Un camp d’entrainement par année doit être incorporé au programme de l’équipe nationale. La saison morte est une occasion idéale de tisser des liens entre les joueurs canadiens.
  4. L’importance des matchs amicaux ne peut être ignorée. Se mesurer à un adversaire supérieur (pas trop supérieur non plus) permet aux joueurs de se surpasser alors que se mesurer à un faible adversaire permet de hausser le moral des troupes (si victoire au bout). La responsabilité de Herdman sera de trouver le juste milieu entre les deux et identifier les besoins de son équipe en choisissant son adversaire.
  5. Assurer un suivi constant auprès des joueurs susceptibles d’être appelés en équipe nationale. Être en communication constante avec les joueurs durant leur saison en club (prendre le leur nouvelles, rassurer un joueur blessé, féliciter un joueur performant en club…)
  6. Herdman devra aussi apprendre à communiquer avec ses joueurs. L’aspect mental requis afin d’entrainer une équipe masculine est complètement différent de celui d’une équipe féminine; les discours d’avant-match ou d’après-match, les rencontres individuelles, la culture de la gagne…

 

Le remerciement d’Octavio Zambrano a laissé un goût amer chez les supporters canadiens. Herdman a énormément de pain sur la planche s’il veut gagner leur soutien. Canada Soccer lui donnera-t-il les moyens et surtout le temps?

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